Bien se nourrir

doit rester un plaisir !

L'hyperurécémie correspond à l'élévation du taux d'acide urique dans le sang.

L'acide urique est un produit issu de la dégradation de certaines protéines (purines d'origine animale). Il s'accumule dans le sang lorsqu'il est produit en excès ou lorsque son élimination dans les urines est insuffisante.

L'introduction dans la thérapeutique de médicaments très actifs a fait passer au second plan l'intérêt du régime alimentaire. Pourtant si la diétothérapie est parfois insuffisante, elle est toujours nécessaire. De plus, si elle est bien menée, avec bon sens, elle parvient à elle seule à normaliser une grande part des hyperuricémies.

La diétothérapie s'appuie sur deux point :

- la diminution des apports alimentaires responsable de l'élévation de l'acide urique

- l'augmentation de l'excrétion urinaire

En pratique :

- Augmenter l'excrétion urinaire en solicitant la diurèse.

Il faut assurer une diurèse minimale de 2 litres par 24h en absorbant la quantité d'eau nécessaire (robinet, Volvic, Vittel, Contrex, Evian), de 2,5L à 3L voire plus, dont 1/2 à 3/4 de litre d'eau de Vichy.

- Supprimer les aliments responsables de l'élévation de l'uricémie.

Les aliments purinophores :

Riches en éléments susceptibles de se transformer en acide urique. On ne supprime réellement que ceux apportant plus de 100 mg d'acide urique pour 100g.

Abats :

- ris de veau

- rognons

- foie

- cervelle 

- langue 

- tripes 

- cœur   


990

290

280

195

165

160

150

Charcuterie :

- saucisse 


145

Gibier (moyenne) :

115

Volailles :

- pigeon

- oie, canard 


175

110

Viandes jeunes :

- coquelet

- dindonneau 

- porcelet 

- veau   


110

120

125

115

Extrait de viande (Kub) :

185

Viandes séchées :

180

Bouillon de viande (moyenne) :

150

Poissons :

- anchois

- sardine 

- hareng

- truite

- carpe

- brochet

- cabillaud


465

360

200

165

165

165

115

Œufs de poissons :

120

Coquillages, crustacés (moy) :

120

Soupe de poisson (moy) :

100

Fromages très fermentés (moy)

120

Les purines d'origine végétale ne se convertissent pas en acide urique, de sorte que les légumineuses (lentilles, pois...), les champignons, les épinards, les choux et les asperges, qui avaient mauvaise réputation sont autorisés.

De même le thé et le café ne sont pas interdits car leurs xanthines (purines méthylées) ne peuvent pas être transformées en acide urique.

Enfin, l'oseille souvent interdite, n'est en fait riche qu'en acide oxalique.

Les aliments purinogènes :

Ils contiennent des éléments participant à la synthèse endogène des purines. Ces éléments sont apportés essentiellement par les protéines d'origine animale. De façon générale, il convient donc de limiter la consommation de viande.

Les aliments à exclure, car particulièrement purinogènes sont :

- les tripes, gelées de viande, gélatine

- pied de porc, tête de veau, galantine

Les aliments phlogogènes

(susceptibles de déclencher une crise de goutte) :

- L'alcool sous toute ses formes

- Les corps gras : ils diminuent la clairance de l'acide urique, favorisant l'élévation de l'uricémie

- Certains aliments tels : chocolat, champignons... (les mécanismes de déclenchement de crise sont méconnus)

L'hyperuricémie est souvent associée à l'obésité.

Dans ce cas un amaigrissement entraine une baisse de l'uricémie.